Pierre Véry – Biographie – la vie


Pierre Véry est né à Bellon (Charente) le 17 Novembre 1900, d’une famille d’agriculteurs. Son père avait dérogé à la tradition familiale en devenant professeur de Mathématiques et surtout en s’intéressant à la politique, ce qui engloutira la propriété familiale. Son unique grand-frère disparaitra sur un navire de transport de troupes envoyé vers les Dardanelles lors du premier conflit mondial.

Après l’obtention du Certificat d’Etudes il est envoyé en pension au Petit Séminaire de Meaux, mais en sortira sans la vocation religieuse… Après un court service militaire en 1920, il exerce divers métiers : rédacteur dans une compagnie d’assurance, courtier en vins… Déçu par le vélo qu’il pratique avec assiduité avec son ami Pierre Béarn et saisi par le démon de l’aventure, il s’embarque sur un cargo qui cabote vers le Maroc.

De retour à Paris il ouvre une librairie Rue Monsieur-le-Prince et commence à fréquenter les milieux littéraires de l’époque en écrivant des chroniques à L’intransigeant. Son premier roman, Pont-Egaré, remarqué pour le prix Goncourt, parait en 1930, suivi de Danse à l’ombre. Ni l’un ni l’autre ne remporteront de prix et ne seront un succès de Librairie, malgré des critiques encourageantes d’André Malraux.

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Pierre Véry en 1925

Un roman « de mystère » : Le Gentleman des Antipodes, à la même époque, est récompensé par le premier Grand Prix du Roman policier et se révèle un vif succès, ce qui décidera de son orientation vers les romans policiers notamment aux Editions Gallimard qui lui consacreront une collection spéciale entre 1930 et 1940.

En 1938 Les Disparus de Saint-Agil sont adaptés au cinéma, avec notamment des dialogues de Jacques Prévert, (qui assureront la carrière de Christian-Jaque) et l’orienteront vers le cinéma en tant qu’activité parallèle. Il épouse en 1939 Jeanne Rouvin et de cette union naitront une fille et deux garçons, Madeline, Dominique et Noël.

Aubeterre-sur-Dronne

Aubeterre-sur-Dronne

En 1952 un accident cardiaque l’éloigne des milieux cinématographiques et il se tourne un temps vers la production radiophonique d’une émission policière : Fait-Divers.

Il renouera avec quelques films alimentaires (Papa, Maman, la Bonne et moi ), deux livres pour la jeunesse adaptés pour la télévision, et un recueil de nouvelles de Science-Fiction, avant de s’éteindre d’un second accident cardiaque en octobre 1960.